RhoneOrientation ou l'enfer du vert
Fin novembre c'est le rendez-vous habituel des raideurs en manque de rayures sur les bras.
On se retrouve pour se frotter aux orienteurs sur un format de course à mi-chemin de nos disciplines : une course d'orientation de 3 à 5 h.
Cette année je choisi le parcours B car la forme décline et surtout j'ai une douleur au genou qui m'a obligé de rester au repos ces 4 dernières semaines.
On se retrouve pour se frotter aux orienteurs sur un format de course à mi-chemin de nos disciplines : une course d'orientation de 3 à 5 h.
Cette année je choisi le parcours B car la forme décline et surtout j'ai une douleur au genou qui m'a obligé de rester au repos ces 4 dernières semaines.
Un
peu incertain sur ma forme physique, j'ai une gestion de course toute
trouvée : partir à fond, au bluff et prier pour que ça tienne.... (on
n'apprend jamais de ses erreurs)
Sur le
challenge strava jusqu'à la prise de carte, je vois Cédric juste devant
moi, je me fait un plaisir de le doubler dans les premiers mètres puis
j'accuse immédiatement ce départ rapide et me retiens tout de même sur
la fin de ce challenge. Devant c'est partis très très TRES vite.
Les 2 premières balises sont simple et
permettent de bien préparer le choix d'itinéraire pour aller à la 3. Je
vois 3 solutions, pèse le pour et le contre, pour finalement arriver à
la balise n°2 et ne toujours pas avoir choisi l'une de mes 3 solutions
et sous la pression je prend évidement la plus mauvaise... mais je
l'assume et la joue à fond.
Je retrouve donc Cédric à la 4, où je peux là
aussi préparer l'interposte 5->6->7. Arrivé à la 5 ... je n'ai
toujours pas choisi ma solution. c'est bien beau d'anticiper mais à un
moment il faut choisir son itinéraire! Bref, sous la pression de Cédric,
je le suis. Cette fois-ci le choix n'est pas si mauvais et j'arrive à
la 6 puis la 7 avant lui. Malheureusement, je n'ai plus les jambes et
n'arrive pas à relancer.
Je me vautre sur la 8 et y laisse des grosses minutes.
La 9 achève de me couper les jambes. Et le choix d'itinéraire
pour la 10 que j'arrive enfin à trancher avant d'être à a balise est
plutôt bon mais malheureusement cela ne me sert à rien puisque je
n'arrive plus à courir. je passe par les crête en trottinant autant que
je peux. Au passage je me prend le vent et le froid, j'arrive sur la 10
proprement mais complétement gelé.
Sur le chemin de la 11, je croise un ASO qui est dans le
rouge, je lui file ma dernière barre et le laisse rentrer par la route.
j’enchaine les postes suivant à une allure d'escargot, ponctuée de
pauses contre les arbres pour faire passer mes crampes. j'arrive dans
les vignes pour l'enchainement rapide des dernières balises. Lors d'une
coupe dans les vignes, je me reprends une crampe qui m'immobilise
quelques minutes. Le gars d'ASO reviens sur moi, il a piqué une polaire
et un gros pain sportif à une amie qui abandonnais et m'en fais profiter
de la moitié : c'est mon moment préféré de la course, on rigole tous
les 2 de ce rebondissement inattendu. Il s'envole vers l'arrivée et
j'essaie tant bien que mal de relancer dès que la pente le permet.
L'arrivée
me délivre, la soupe campagnarde et les crêpes nutella me ferons
oublier ces crampes et je ne garderai en souvenir que les magnifiques
forêts du beaujolais. Aucun regrets d'être partis comme une balle j'ai
au moins pu faire douter Cédric pendant une bonne heure ^^

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